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samedi, 24 mai 2008

Tant qu'il y aura des hommes...

...ils auront une maman.

Demain, pour ceux qui auraient oubliés, ou pire encore, pour ceux qui refuseraient de s'en rappeler, c'est la fête de nos mômans à nous tous.

Pour les récalcitrants s'il s'en trouve, je rappelle qu'il s'agit d'une loi (n° 50-577 du 24 mai 1950) et que comme le disait un de mes petits jeunes en JAPD vendredi (vous me ferez penser à vous faire un billet sur les JAPD, le parcours citoyen, tout ça...) : "une loi, euh, m'sieur, c'est un truc qu'on doit faire absolument, sinon, on est un bandit...".

Pas si mal vu...

Alors, un peu d'histoire juridique pour le 1% culturel :

La Grèce antique fêtait au printemps la déesse Rhéa ou Cybèle, mère de Zeus, le Dieu des Dieux et de ses frères et soeurs de l'Olympe. Le culte trouverait ses origines dans l'adoration de la mère. Le rite païen était célébré aux Ides de mars dans toute l'Asie mineure. Tandis qu'une fête religieuse romaine célébrait les matrones le 1er mars, lors des Matronalia. Au XVe siècle, les Anglais fêtaient le Mothering Sunday, d'abord au début du carême puis le quatrième dimanche du printemps.

En 1908 : les États-Unis instaurent le Mother's Day, en souvenir de la mère de l'institutrice Anna Jarvis. En 1914, le Royaume-Uni l'adopte à son tour.

En 1932, l'Allemagne l'officialise, le régime nazi en faisant naturellement, ultérieurement, un moment très important de sa politique nataliste axée sur la pureté de la race (on vous passe l'histoire des lebensborn). La Belgique, le Danemark, la Finlande, l'Italie, la Turquie et l'Australie suivent.

En France , en 1806, Napoléon tente de relancer la fécondité et, prône les vertus de la famille lors de fêtes dédiées aux mères

En 1918, la ville de Lyon célèbre la Journée des mères en hommage aux mères et aux épouses qui ont perdu leurs fils et leur mari (je rappelle qu'en 1914/18, 900 soldats français et 1.000 allemands tombaient tous les jours, soit 25.000 par mois...ça vous en a fait, des torrents de larmes de mamans, d'épouses, de fiancées, de soeurs).

En 1929, le gouvernement officialise cette Journée.

En 1941, le régime de Vichy inscrit la Fête des mères de famille au calendrier.

En 1950, la loi n° 50-577 du 24 mai 1950, publiée dans le Journal officiel du 25 mai 1950, fixe la fête des mères au dernier dimanche de mai. Ces dispositions ont été intégrées en 1956 au Code de l'action sociale et des familles. L'article R. 215-1 prévoit que « Chaque année, la République française rend officiellement hommage aux mères, au cours d'une journée consacrée à la célébration de la « Fête des mères ».

Dés lors, force nous est de constater, que l'on soit favorable ou pas à la famille ou aux politiques natalistes, que l'on soit ours solitaire ou lapereau multiple, celui qui a écrit ce billet et ceux qui seront en mesure de le lire, en ce compris ceux dont la conception a suivi des chemins tortueux (NSJC, si vous nous lisez...), ont une maman.

Je suis donc convaincu qu'il ne manquera pas un bouquet de fleurs à la mobilisation générale de demain.


Aux mamans, leurs enfants reconnaissants.

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