« 2008-05-15 | Page d'accueil | 2008-05-23 »

mardi, 20 mai 2008

La cueillette des olives en basse-provence...

Dimanche dernier, journée de repos (encore que j'ai bien trouvé le moyen de finir un dossier le matin...) et après-midi consacré à la cueillette des cerises lesquelles, je le rappelle, doivent être cueillies avec la queue, remarque attirant inévitablement celle d'un calembourdeux habituel : "c'est déjà assez difficile avec la main...".

Bref, perché sur mon arbre, à 6 ou 8 m du sol, ce qui est une autre manière de retrouver les joies de l'enfance, d'indiquer la météo ("lorsque les corbeaux se perchent haut, signe de mauvaise météo", dit le proverbe au Palais) et de prendre de la hauteur dans la réflexion.

Pour situer exactement la hauteur de la susdite, je ne sais par quelle association d'idées, je me remémorrais les aventures des anciens que le Bâtonnier MARTIN, alors que j'étais jeune conseiller de l'Ordre en 2001, nous racontais à la fin du repas suivant tous les Conseils de l'Ordre, au moment où le Viognier avait abreuvé (avec modération) nos palais et que les liqueurs et mixtures ramenées de tous les jumelages se servaient avec le café.

Je sais encore où l'on rangeait "l'étrange, le bizzare, celle qu'une copine polonaise buvait tous les matins à son petit déj et qui vous avait un goût de pomme..." Les trucs ou machins ramenés de Belgique, là où ils carburent avec des mélanges que l'on peut aussi mettre dans le réservoir des voitures : du bio carburant, en quelque sorte.

Un oiseau vient à s'approcher du cerisier ? c'est l'histoire de ce Bâtonnier proche de la retraite, affecté d'un embompoint certain qui revient : un jeune confrère lui fait remarquer qu'il a sa braguette ouverte, alors qu'il est assis, ce qui laisse béante l'ouverture...

"Que voulez-vous, mon jeune ami : à oiseau mort, cage ouverte..."

Je poursuis assidument ma cueillette ? C'est l'histoire des Conseils des années 1930 ou 1940, quand après le dit conseil, les hommes (peu de femmes au Barreau, encore moins au Conseil à l'époque...) partaient dîner en ville et se retrouvaient "Chez Rose", Temple Montpelliérain de l'amusement tarifé. Rue des Rèves, chez Rose, tout un programme...

Et là encore, cet effet inattendu du passage à l'ancienneté : le Bâtonnier montait le premier avec les conseillers les plus anciens, les plus jeunes attendaient en bas leur tour.

Et savez-vous ce qu'on leur passait pour patienter, tout en parfaisant leur formation "théorique" ? Un film.

Un film érotique de l'époque. "La cueillette des olives en Basse-Provence"...

Je vous rassure, aujourd'hui, tout cela a bien changé.

:-)